La Noix de Grenoble fut la première AOC non viticole en 1938. Certains villages drômois appartiennent à cette zone. Pourtant, nous pouvons nous apercevoir que la culture est bien plus ancienne. Et pour témoignage, voici un aperçu de ce qui était dit dans les années 1920.

MM. Desmoulins, alors directeur des Services agricoles de la Drôme, et Dussert, professeur d’agriculture, adjoint à la Direction, ont présenté au Congrès de la Noix une intéressante Monographie de la culture du Noyer dans la Drôme. Les auteurs constatent la diminution constante de cette culture, depuis une quarantaine d’années surtout.

Main cassant des noix avec un marteau
© L. Pascale – LaDromeTourisme

Actuellement (1920), les régions de la Drôme les plus riches en noyers sont le Royans, la bordure des monts du Matin, le bassin de Crest, le Diois enfin, en particulier la vallée de la Drôme et les vallées adjacentes. Les sols dérivés de la décomposition et des éboulis des calcaires crétacés ou de la mollasse, sont humides et aérés, par conséquent favorables au développement du noyer.

Si les variétés rustiques, Chaberte et Lozeronne, y dominent, la Mayette et la Parisienne qi donnent les noix de table étendent leur domaine dans les meilleures expositions, notamment dans le Royans. La production du département alimente une expédition de 20000 caisses de 25 kg qui partent de Crest, de Romans et de St-Jean-en-Royans surtout, pour des destinations diverses, principalement pour les Etats-Unis. Elle mérite donc l’attention des agriculteurs : une noyeraie en plein rapport donne un revenu plus avantageux que nulle autre culture. La conclusion qui s’impose est fort nette : il faut faire en noyeraies et non plus en arbres isolés, des plantations nouvelles. Il faut en assurer le succès en recherchant méthodiquement les terroirs favorables, en perfectionnant la culture par le choix de bons sujets greffés, en améliorant enfin la préparation de la noix pour la vente.

Noyeraie
© L. Pascale – LaDromeTourisme

Cent ans plus tard, nous pouvons nous balader dans ces régions et admirer ces forêts de noyers superbement entretenus par les nuciculteurs. D’ailleurs, profitez de ces vacances pour aller leur rendre visite afin qu’ils vous parlent de leur métier avec passion.

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