Après la chute de l’Empire romain d’Occident (476 ap. J.-C.), arrive le temps des royaumes dits barbares. Il faut attendre le VIIIe siècle pour trouver une nouvelle organisation territoriale. Celle-ci se fait sous l’Empereur à la barbe fleurie : Charlemagne. Bienvenus à cette époque durant laquelle le territoire drômois va s’organiser en pagus (pays).

Les Pagus en terre drômoise

Il existait jadis deux sortes de pays : les pays majeurs, qui étaient la même chose que les comtés, et les pays mineurs. Ceux-ci, de même que les agri et les vicariae, n’étaient point des circonscriptions, mais des expressions géographiques de même valeur, servant à désigner un territoire. Ce qui n’empêche pas que l’on donne généralement assez d’importance à ces subdivisions du territoire, pour en donner aujourd’hui une liste précise.

Ainsi, le Pays de Die comprenait, outre le comté éponyme, une viguerie qui avait pour chef-lieu Comps. Celle-ci englobait les communes actuelles de Bourdeaux, Bezaudun, Les Tonils, Crupies, Le Poët-Célard et Orcinas.

Personnages sculptés à l'entrée d'une église (détail)
© L. Pascale – LaDrôme Tourisme

Le Pays de St-Paul-Trois-Châteaux comprenait la viguerie de Bourg-St-Andéol (aujourd’hui en Ardèche) et le Territoire tricastin.

Vient ensuite l’un des territoires les plus importants. Il s’agit du Pays de Valence qui, outre le Comté valentinois, englobait non seulement le territoire de Charlieu (aujourd’hui Chatuzange-le-Goubet, une partie de Bourg-de-Péage et peut-être Marches), mais aussi le territoire d’Elisiensis (Allex, Montoison et Ambonil) et celui de St-Gervais (proche de la commune de Marsanne).

Viennent ensuite des étendues aujourd’hui comprises dans le département de la Drôme, mais qui appartenaient à d’autres territoires.

Les pagus extérieurs au territoire

Parmi ceux-ci, nous pouvons noter le Pays de Gap qui englobait plusieurs communes drômoises : Lemps, Pelonne, Montferrand, Roussieux et Verclause par exemple.

Au nord du département, nous pouvons noter le très important Pays de Vienne. Se retrouvait dans cette circonscription le territoire d’Altavensis qui comprenait la commune de Châtillon-St-Jean. Nous pouvons également citer le pays d’Aradicensis avec la commune de Mours, ou encore celui de Clarensis (du nom du village de Clérieux) comprenant une portion de cette commune, une partie de celle de Beaumont-Monteux et de Chanos-Curson.

Eglise de campagne, vue générale
© L. Pascale – LaDrôme Tourisme

Quant au pays de Cladrensis, celui-ci comprenait les communes de St-Bonnet-de-Valclérieux, d’Arthémonay, de Crépol, de Miribel et d’Onay. Ajoutons également les pays de Concoarensis (correspondant au territoire de Romans), de Ebbaonensis (Albon) ou encore Giniacensis (Génissieux). Notons enfin les territoires de Maximiacensis (canton de Tain), de Mellacensis (St-Uze), de Spinosae (Epinouze), ou encore Tegnensis (Tain).

En définitive, toute l’organisation administrative des villages que nous connaissons aujourd’hui découle de cette première organisation plus que millénaire. Encore une façon de s’apercevoir que le territoire de la Drôme s’inscrit dans une histoire longue et, à ce titre, possède des richesses inestimables qu’il reste à découvrir.

Partager sur

Commentaires

Soyez le premier à poster un commentaire !

Lire plus Lire moins

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *