Le quatrième volet de notre série nous emmène dans le sud de la Drôme. Jean Figon (XVIe s.) n’appartient au département de la Drôme que par sa naissance, car sa vie s’écoula presqu’essentiellement à Toulouse. C’est Montélimar qui donna le jour à notre auteur.  c’est par erreur que Chorier ne parle de Jean Figon que comme traducteur alors qu’il écrivit des oeuvres rimées qui lui étaient propres.chateau des adhemar

Les quelques vers suivants ne feront que trop connaître ce poète, qui obtint pourtant vers 1556 une églantine aux Jeux Floraux. Les vers cités sont extrait d’une brochure. Le volume s’ouvre par un sonnet de Figon au seigneur Iosserand de Monts, gentilhomme dauphinois. Cette poésie ne contient que des conseils, et dans quels vers!

Pour te garder aussi d’adversité,

Et qu’un plaider angoisseux ne te nuise,

Rien à crédit soit par toi débité :

Mais tout comptant vendras ta marchandise.

Car aujourd’huy quelqu’un t’honnore et prise

Afin d’avoir de ton bien à crédit.

Mais quand il l’a sans payer te desprise,

Te fait plaider, et puis de toy mesdict.

Au bon marchand cette loy interdict

De débiter la valeur d’une paille

Sans payement comme j’ay dict ;

Car autrement il n’en touchera maille.

La délivrer en péril et hazard :

Mais au payeur je suis d’advis qu’on baille

Qui ne retient de l’autruy un seul liard.

 

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