L’Histoire de la Drôme ne s’arrête pas à l’histoire religieuse ou administrative. Tout au long des siècles passés, la présence militaire sur le territoire a également participé à l’édification de bâtiments dont quelques-uns sont encore visibles aujourd’hui. Voici un bref condensé de cette histoire qui participe à l’existence d’un patrimoine qui mérite d’être connu.

La présence de l’autorité royale en Drôme

Avant 1790, le Dauphiné formait le douzième et la Provence le treizième des grands gouvernements militaires créés par Louis XIV ; mais l’autorité militaire n’était représentée que dans la partie dauphinoise du département de la Drôme. Indépendamment d’un lieutenant de roi, plus particulièrement affecté au Valentinois et aux Baronnies, mais résidant à Grenoble, il y avait :

A Valence, un gouverneur et un commandant, et de plus un officier général chargé de la direction de l’école d’artillerie établie dans cette ville en 1777 ; à Romans, un gouverneur que remplaçaient en cas d’absence les magistrats municipaux et un lieutenant de roi ; à Saint-Vallier,  qui était toujours le seigneur du lieu ; à Crest, un gouverneur, un commandant et un major ; à Die, un gouverneur et un major ; à Montélimar, un gouverneur, un lieutenant de roi et un major ; à St-Paul-Trois-Châteaux, un gouverneur et un lieutenant de roi ; et enfin au Buis, un commandant, dont l’autorité s’étendait sur tout le bailliage.

Aux termes d’un édit du 23 mai 1693, il y avait enfin dans chaque sénéchaussée ou bailliage, et par suite dans chacune des villes de Valence, Crest, Montélimar et le Buis, un lieutenant des maréchaux de France, juge du point d’honneur ; en d’autres termes, un officier chargé de trancher les différends que pouvaient avoir entre eux les militaires et les gentilshommes.

Pour ce qui regarde la maréchaussée, les édits de mars et d’avril 1720 en avaient attribué au Dauphiné une compagne, qui devait être composée de vingt-cinq brigades et divisée en quatre lieutenances sous un prévôt général. De ces lieutenances, il y en avait une à Valence, de laquelle dépendaient les brigades de Valence, Romans, St-Vallier, Crest, Die, Montélimar et Pierrelatte ; tandis que celles de Nyons et du Buis dépendaient de la lieutenace de Gap.

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