Continuons notre petit voyage dans la Drôme des poètes. Après avoir présenté Antoine Le Masson, originaire du Buis, voici une petite présentation de Jacques Vincent que nous fait Julien Saint-Rémy.

Né à Crest au XVIe siècle, Jacques Vincent doit la mince notoriété qui s’attache à son nom à une traduction du Roland de Boyardo, qui lui fut commandée par Diane de Poitiers. Le poète se plaint dans ses vers du peu de générosité de sa protectrice, et ce fut probablement le motif qui lui fit abandonner cette traduction, dont il ne publia que deux parties.

Tour de crest
© L. Pascale – La Drôme Tourisme

Jacques Vincent était secrétaire de l’évêque du Puy et aumônier du duc d’Enghien. Voici quelques vers qu’il adressa à Diane de Poitiers, en faisant allusion à son nom mythologique :

Puys qu’Actéon, ce gentil chevalier,

Ayant désir d’approcher la présence

De Dyana, qui pour se soulager

Dans les ruysseaux prenoit réjouissance,

Est transformé en un cerf par semblance,

Qui par les siens est soudain affoibli ;

Pour cest efait mon coeur n’a point failly

De l’imiter par devoir et droiture :

Car me voyant avoir pris nourriture

En ta maison, ô Diane très-illustre,

J’ai bien voulu t’adresser la facture

Du preux Roland qui par toy aura lustre.

Julien St-Rémy qualifie l’oeuvre de « piètre poésie », certes! Mais il est certain que la mention de son nom nous donne envie de (re)découvrir Crest et son patrimoine.

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