Vive le vent dans le pays Nyonsais. Après le Ponthias dont nous vous avons narré la légende ; en voici un autre bien agréable durant les mois d’été : la Vézine. Voici ce qu’en disait Nicolas Chorier dans son Histoire du Dauphiné

Le vent de la Vézine méritait bien autant que le Ponthias qu’on lui cherchât une origine céleste. Il naît seulement une lieue au-dessus du Ponthias, entre le pont du bourg de Pyles et le lieu où finit la montagne de Iarrigié. Il est contraire au Ponthias presque en toutes ses propriétés. L’été luy donne la vie & l’hiver la lui ôte. Quand l’air est le plus échauffé, c’est alors qu’il est le plus froid, de manière qu’au-dessus des Pyles on souffre souvent un froid incroyable, cependant que plus bas, au-dessous de la porte de La Lauze et le long de la montagne de Iarrigié, jusques où il ne s’étend point, l’ardeur du chaud qui y domine est insupportable.

Il ne suit pas le cours de la rivière d’Eygues, comme fait le Ponthias ; au contraire il s’y oppose et la contraint de se répandre de tous côtés sur ses rivages. Ce qui est même digne de plus d’étonnement, il la fait enfler quelquefois par sa résistance, qu’elle ne peut vaincre facilement, jusques à la hauteur du pont qui attache la montagne de Iarrigié à celle du Devez, différente du Devez de Nyons.

La Vézine souffle encore de nos jours. Et pour vous en rendre compte, rendez-vous à Nyons durant ces mois de printemps et d’été… Et profitez-en pour découvrir ce coin de paradis de la Drôme provençale…!

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