Encore aujourd’hui le département de la Drôme reste essentiellement agricole. Une étude du XIXe siècle en faisait déjà état. Parmi ces différentes richesses, l’activité textile tient une place prépondérante. Voici les principaux extraits de cette étude.

Une industrie manufacturière présente sur tout le territoire

L’industrie manufacturière du XIXe siècle consiste principalement dans le filage, l’ouvraison et le tissage de la soie, et dans la fabrication des grosses draperies. Le nombre et le lieu des filatures varient d’une année à l’autre. Des commerçants, des agriculteurs, des fabricants achètent des cocons, et élèvent des ateliers au moment de la récolte. Le filage terminé, on vend la soie aux mouliniers.

Troupeau de moutons
© L. Pascale – La Drôme Tourisme

Lorsque la soie est préparée et moulinée, on l’expédie à Lyon, Avignon et Nîmes. Les belles soies de St-Vallier, St-Donat, Crest, Le Buis, Dieulefit, Tain, Montélimar, Taulignan ont été le sujet de distinctions flatteuses dans les diverses expositions des produits de l’industrie française.

A St-Nazaire-en-Royans, St-Vallier, Romans, Nyons, le Buis, Mollans et St-Jean-en-Royans, on tisse des étoffes unies en soie.

Puis l’industrie des tissus de bourre de soie et de filoselle s’exerce en petit dans un assez grand nombre de communes. Romans, Bourg-de-Péage et Saillans sont celles où elle le plus d’importance. A Saillans, Die et Crest, on file avec un succès toujours croissant, sous le nom de fantaisies, des débris et déchets de soie qui ont triplé de valeur depuis l’établissement de cette nouvelle industrie. Puis on fabrique à Dieulefit, Die, Crest, Peyrus, Bourdeaux, le Grand-Serre, Ste-Croix, St-Julien-en-Quint et Romans, des ratines royales, des finettes, des cadis, des sergettes, etc. Cette fabrication présente le double avantage de faciliter le débit des laines et d’occuper constamment un grand nombre de bras.

Manufactures et petits producteurs

Indépendamment des grands ateliers, il est beaucoup de tisserands qui font chez eux de ces étoffes pour leur compte, ou pour celui des propriétaires qui leurs fournissent la laine. Elles servent pour les vêtements des ouvriers et des gens de campagne. On les prote aux foires, ou bien on les vend aux marchands drapiers et aux manufacturiers. A Charpey, dans le canton de Chabeuil, dans les environs de Crest, de Bourdeaux, de Dieulefit, de Romans, dans la vallée de Quint, dans le Vercors, à Ste-Croix, à Pontaix, à St-Jean-en-Royans, et dans quelques autres lieux, les habitants travaillent à cette fabrication pendant la mauvaise saison.

En d’autres mots, l’industrie textile fut très présente durant le XIXe siècle. Nous en conservons dans notre département un patrimoine extraordinaire. Un patrimoine que nous vous invitons à visiter ii et là.

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