Avant 1790, il existait en Dauphiné des tribunaux à peu près semblables aux préfectures actuelles. Une de leurs obligations notamment consistait à visiter les communautés de leur ressort, dans le but de recueillir les plaintes des consuls.

L’Election de Valence renferme un assez bon nombre de procès-verbaux de ces visites, connues sous le nom de chevauchées.

Voici, comme exemple, les réponses faites par les châtelain et consul de Croze, canton de Tain, d’Echevis, canton de St-Jean-en-Royans, et de Fiancey, canton de Valence, en 1686 et 1688.

Pressoir dans les vignes
© Studio Mir – LaDrôme Tourisme

En 1686, Ennemond Planta, lieutenant en l’Election, apprend des consul et secrétaire que la contenance du territoire leur est inconnue, quelque petite qu’elle soit : « que le lieu est tenu par plusieurs ecclésiastiques, le curé et la sacristie de Tain et par le seigneur de Larnage, le sieur d’Urre et Habrad, acquéreur du seigneur de Chevrières.

Mercurol

En 1688, de Fontenille, avocat délégué de l’Election, entend les réponses suivantes : « Le vin est le principal revenu de Croze ; la récolte des grains a été médiocres ; ils ont eu quelque peu de grêle, qui a causé à leurs vignes un petit dommage. Le seigneur est le comte de St-Vallier. Les comptes consulaires ont été rendus. « A cette date, noble Jacques d’Urre était capitaine-châtelain de la paroisse.

Voilà tous les renseignements obtenus par les élus de Valence à leur passage à Croze. Mais il est certain que nous vous en fournirons d’autres, lors de nouveaux articles.

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