Lors de nos deux précédents articles, nous avons évoqué Valence d’après le récit de voyage de Thomas Platter, un étudiant suisse qui se rend dans le sud de la France. Une troisième partie de son récit rend la ville de Valence encore plus mystérieuse et riche historiquement.

« Cette ville, à ce qu’on prétend, fut convertie à la foi chrétienne par Felix Fortunatus, disciple ou discipulus d’Irénée, ce même Irénée qui fut martyrisé anno 185, au temps d’Aurélien, empereur de Rome, à l’emplacement où fut bâtie plus tard l’église St-Félix. Tout près d’une autre église, appelée St-Pierre, devant la porte, il y a une espèce de caverne d’où partait jadis, paraît-il ; un souterrain ; cette galerie passait sous le Rhône ; elle parvenait ainsi jusqu’au château qui est situé en face, sur l’autre rive, juché sur une montagne. D’aucuns affirment que ce passage est encore praticable ».

Valence fut très tôt siège de l’évêché éponyme. Divisé en quatre circonscriptions, il en possède une sur la rive droite du Rhône ; en d’autres mots sur le territoire actuel du département de l’Ardèche. Elle s’étend de Tournon à Beauchastel et remonte dans les hauteurs de ce département. C’est pourquoi Thomas Platter prend cet itinéraire là : « Sans plus attendre, nous avons repris la descente du Rhône. En rive droite du fleuve, vers le couchant, nous avons vu Soyons, bourgade détruite : c’est là qu’avaient coutume de se réunir les réformés des localités circonvoisines, pour y célébrer leur service divin ».

Autant dire qu’avec les beaux jours printaniers et estivaux qui arrivent, il fait bon s’arrêter à Valence pour découvrir sa riche histoire et ses magnifiques monuments…

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