Dans notre précédent article, nous avions évoqué une partie du témoignage de Thomas Platter, étudiant suisse qui traversa une partie de la France et s’arrêta à Valence. Voici la deuxième partie de son témoignage :

Valence est une ville remarquable, très ancienne cité romaine ; Ptolémée l’appelle Colonia Romanorum, autrement dit une colonne [sic] des Romains ; ils ont possédé cette localité jusqu’à l’arrivée des Goths en France ; ceux-ci se sont emparés de Valence en l’année du Christ, anno Christi 415. Maintenant, elle est capitale de la principauté de Valence. La ville est située dans un terrains des plus fertiles, elle est puissamment riche ; les marchands y sont fort nombreux et l’on peut l’appeler plus spécialement la boîte à sel.

Amphores
© L. Pascale – LaDrôme Tourisme

Dans l’église des Jacobins, on voit le portrait de Buardus, un géant haut de quinze coudées, ainsi que ses ossements.

En dehors de la ville, dans une vigne non loin de la porte St-Félix, on a trouvé un tombeau couvert d’une dalle de pierre, sur lequel était inscrit : D. Justinae M. Cette tombe offrait à l’intérieur le spectacle du corps d’une femme, la fille de Jules César. A chaque lobe d’oreille, elle portait une petite perle d’or. Dans l’une d’elles était sertie une émeraude ; dans l’autre, une turquoise, laquelle était fendue. La femme avait aux pieds une patère, coupe, ou coquille de cristal ; et une lampe de verre à la tête. Aussitôt qu’il a été en contact avec l’air, le corps complet s’est réduit en poudre. Il s’est pulvérisé!

Le témoignage de Thomas Platter nous invite à connaître davantage la riche Histoire de Valence. Une dernière étape nous emmènera sur quelques mystères qui persistent. Rendez-vous dans notre troisième et dernier article consacré au récit de l’étudiant suisse.

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